La société inclusive, un outil de lutte pour l’égalité

La société inclusive, dit Charles GARDOU, est une société sans privilèges, exclusivités et exclusions. Une société est inclusive lorsqu’elle porte un respect et une attention égale à tous les citoyens. Les attentes et les projets de vie des personnes se trouvent au cœur des décisions qui peuvent être prises les concernant, et toute forme d’inégalité et d’injustice est combattue.

L’inclusion n’est pas l’intégration

our nous, la notion d’inclusion va beaucoup plus loin que celle d’intégration et propose une inversion majeure dans la prise en compte de la différence. L’intégration consiste à demander à l’individu de s’adapter à la norme dominante. L’inclusion se conçoit, elle, comme l’adaptation d’un système (éducatif, scolaire, social…), afin de permettre à chaque personne d’y trouver sa place telle qu’elle est, et de participer pleinement aux décisions qui la concernent.

«Une société inclusive, c’est une société sans privilèges, exclusivités et exclusions ».

CHARLES GARDOU

Notre combat est de faire reconnaître toutes les différences comme des richesses pour la société toute entière. Partout en France, nous œuvrons en faveur d’une école de la République véritablement inclusive et d’une éducation globale qui permette de lutter contre les déterminismes sociaux et de favoriser l’émancipation, l’enrichissement et l’épanouissement de chaque individu.

Bien au-delà des situations de handicap ou de dépendance, les problématiques de l’inclusion concernent la société toute entière, que nous appelons à évoluer vers un modèle plus ouvert, solidaire, démocratique et fraternel. Car chacun peut potentiellement être concerné demain, directement ou via un proche. L’inclusion, c’est l’affaire de tous.

Si l’accompagnement d’enfants en situation de handicap se «désinstitutionnalise» doucement, sous l’impulsion de plusieurs réformes portées par les associations, la société inclusive n’est pas encore advenue. L’enjeu est de dépasser l’écueil du « tout spécialisé » pour proposer le déploiement de dispositifs intégrés d’appui à l’inclusion et de renforcer les coopérations entre les professionnels en intégrant l’expertise parentale. Il s’agit notamment d’organiser le transfert de compétences entre le milieu spécialisé et le milieu ordinaire, par exemple, mais également entre le secteur de la petite enfance et l’école afin de garantir un parcours de vie inclusif et sans rupture.

Les dispositifs innovants développés par le réseau PEP, ont montré l’efficience de ces approches territorialisées.
A travers le déploiement de pôles ressources et de dispositifs itinérants, le réseau PEP promeut cette dynamique sur l’ensemble du territoire.

Une société jugée inégalitaire

Depuis maintenant 4 ans, les PEP et Kantar (ex TNS-SOFRES) dressent, chaque année, un état des lieux des inégalités : le  baromètre de la société inclusive. La quatrième vague de cette enquête, réalisée six mois après l’élection présidentielle, dressait le bilan d’une société française perçue comme inégalitaire par ses citoyens. 

Parmi les inégalités citées en priorité :  l’emploi, le logement et l’accès aux soins. Dans ce contexte, les Français semblent partager une vision pessimiste des possibilités d’accomplissement personnel : seulement un quart des français pense qu’il est possible aujourd’hui pour chaque individu de trouver la place qu’il mérite dans la société et de réaliser ce qu’il souhaite dans la vie. 

La société inclusive, parce qu’elle s’intéresse à toutes les singularités, vise à réduire ces inégalités. Elle oeuvre à la promotion d’une société solidaire, construite par tous et pour tous et toutes.

LE BAROMETRE DE LA SOCIÉTÉ INCLUSIVE
Les PEP, avec l’institut de sondage Kantar Public met en place chaque année le Baromètre PEP de la Société Inclusive. En effet, nous jugeons fondamental de connaître l’état de l’opinion sur cette thématique afin d’affiner nos propositions de transformation sociale et promouvoir le concept de société inclusive. L’édition 2017 a été réalisée six mois après l’élection présidentielle auprès d’un échantillon représentatif de 2602 personnes.